Je bouquine

« Harry Potter et l’enfant maudit » de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

couv29158267« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

Je ne sais pas si ce sont les 20 ans de la parution du 1er tome de la saga qui me font cet effet mais en ce moment je suis en mode Pottermaniaque 🙂 J’en profite pour vous recommander un reportage très chouette sur et avec l’auteur. Mais je m’égare…

Revenons-en à cette lecture des nouvelles aventures de Harry Potter version pièce de théâtre. J.K. Rowling a toujours dit qu’il n’y aurait pas de suite à la saga. J’ai donc abordé cette lecture un peu comme un bonus. On retrouve nos héros où nous les avions laissés à la toute fin du 7ème tome : sur le quai de King’s Cross. Harry et Ginny accompagnent leurs deux ainés dont Albus Severus (dont on va suivre ici les aventures) pour leur rentrée à Poudlard. Je n’ai pas voulu lire les nombreux avis sur la pièce pour la découvrir avec un regard neuf. Il y a clairement des facilités scénaristiques, des maladresses avec le caractère de certains personnages (Ron est une vraie caricature) et des incohérences avec les romans… mais l’histoire est quand même sympa. On y découvre les difficultés de Harry dans la relation avec son fils Albus, ce que représente le fait d’avoir un père si célèbre, ce que sont devenus Ron, Hermione et les autres… Et, on retrouve surtout le monde de J.K.Rowling… avec telllleeement de plaisir !!! Bref, j’aime à penser que, comme les romans ont pu faire découvrir le monde fabuleux de la lecture à certain(e)s, ce livre aura le mérite de faire découvrir le genre théâtral à d’autres !!! Donc, pour les quelques derniers retardataires, c’est une lecture très sympa 😉

Je fais gnasse

« Que ma joie demeure » d’Alexandre Astier

que-ma-joie-demeure« Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise. Encore là où on l’attend le moins. Après Kaamelott, Alexandre Astier joue les Kapellmeister. Maître de musique, claveciniste ou joueur de viole de gambe, l’acteur devient Jean-Sébastien Bach. Génie absolu de la musique baroque, pasteur protestant, organiste, le compositeur signe au XVIIIe siècle mille chefs d’oeuvre, préludes et passions, fugues et variations. Herr J. S. Bach donne enfin en 2012 une master class. « Introduction au contrepoint fleuri et rigoureux », avec illustrations sonores et extraits live. Lui le « cantor de Leipzig » reçoit ses élèves dans son appartement de Saint-Thomas. Exposé sur l’harmonie tonale, mais il peut déraper. Et Bach grogne, vocifère contre Dieu. Le musicien et ses épouses ont perdu dix de leurs vingt enfants. L’homme en deuil offre pourtant à Dieu des messes et des cantates inouïes de beauté et de dévotion. Hommage savoureux et déglingué à J.S.B., Que ma joie demeure ! décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur. »

Quel talent… non mais quel talent ce Astier !! Je le savais musicien et mélomane mais il donne ici toute la mesure et l’expression de sa passion. Il confirme (si c’était encore nécessaire) son talent d’écriture et d’interprète, seul sur scène avec un décor simple et quelques accessoires. Dans cette pièce, il campe donc le personnage de Bach qui fait la classe, joue de la musique, compose, boit pas mal aussi car là est le problème : un mal ronge ce cher Jean-Sébastien qui vient alors d’enterrer son petit dernier et accuse le coup. Un tout autre registre que la série Kaamelott mais on retrouve la patte inimitable d’Astier : son humour corrosif, des mots et expressions, son jeu d’acteur bien à lui, les intonations qu’il met et… le petit frichti, le saucisson qui sèche, le cour sur comment faire un sandwich sans que rien ne dépasse. J’ai passé un très très bon moment et retrouvé avec moult plaisir Alexandre Astier que j’adore littéralement et définitivement !