Je bouquine

« Le tour du monde en 72 jours » de Nellie Bly

couv64721817« En plein essor du journalisme embarqué, dépêcher un reporter pour battre un record fictif du tout du monde était une bonne idée. Envoyer une femme en était une meilleure encore. Lorsque Nellie Bly entreprend sa circumnavigation en novembre 1889 pour le journal New York World, elle part seule, chargée d’un unique sac à main de voyage. Son objectif : coiffer au poteau Phileas Fogg, le héros britannique du roman de Jules Vernes, Le Tour du monde en 80 jours. Costume de voyage – cape, veste bleue à col haut, jupe, long manteau de tartan et mallette de cuir –, Nellie Bly boucle en 72 jours une ode à l’audace et à la détermination sans jamais se départir de son impeccable autodérision. Après 10 jours dans un asile, le succès inouï de cette nouvelle aventure consacre Nellie Bly comme figure de la lutte pour l’émancipation des femmes et pionnière du journalisme d’investigation. »

Ce classique de la littérature journalistique faisait parti du coffret littéraire Les Roseaux Pourpres et m’intriguait décidément beaucoup.  J’ai découvert Nellie Bly dans un hors série de Causette et le parcours de cette nana ne laisse clairement pas indifférent : femme indépendante dans les EU de la fin du 19ème, célibataire sans enfant, pionnière du journalisme d’investigation et du reportage clandestin. A tout juste 25 ans, elle réalise seule un tour du Monde en 72 jours munie d’une seule robe et d’un petit sac de voyage. On imagine aisément l’aplomb, le culot et le courage de cette jeune femme pour se lancer dans une expédition pareille dans le contexte de l’époque !!! Nellie Bly fait donc part ici des différentes étapes de son voyage dans un style évidemment très journalistique. On y découvre également les coupures de presses évoquant son périple parues dans le New York World, journal pour lequel elle travaille.

Je ne lis pas beaucoup de récit de voyage car j’ai du mal à m’immerger totalement dans ce genre et cela rend parfois ma lecture un peu fastidieuse et longue. Ce livre assez court se lit toutefois rapidement de par l’écriture assez fluide et le personnage même de cette journaliste à la si grande détermination. On peut reprocher certaines remarques teintées de chauvinisme, d’ethnocentrisme mais aussi de racisme ce qui est très représentatif de la société américaine de l’époque. Malgré ces défauts, on ne peut rester insensible au projet fou de cette femme qui reste une figure trop peu connue du féminisme. Bref, je recommande cette lecture !!! 😉

 

Je bouquine

« Un sac de billes » de Joseph Joffo

couv13251327« Traduit en 18 langues « Un sac de billes » est un des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années. »

Pour les rares personnes qui n’ont jamais entendu parlé de ce livre, il s’agit d’une autobiographique de Joseph Joffo sur son parcours et celui de sa famille Juive durant l’occupation allemande en France alors qu’il était enfant. Ce livre est un classique incontournable et un témoignage précieux. Mais, c’est aussi le genre de lecture que j’appréhende un peu au vu du thème abordé. C’est certainement pour cela que je ne l’ai lu que récemment. Eh bien, j’ai eu tellemeeeent mais tellemeeeeent tort d’attendre aussi longtemps !!! Ce livre est génial, bouleversant et vraiment bien écrit !!! L’histoire commence avec le début de l’occupation de Paris et le glissement irrémédiable de la situation des Juifs vers plus de ségrégation antisémite, de persécutions et autres horreurs. Pourquoi un sac de billes ? Car, c’est ce qu’un camarade propose à Joseph en échange de son étoile jaune. Cette naïveté enfantine se heurte vite à la la terrible réalité : la nécessité du départ pour survivre et la séparation de la famille Joffo. Avec son frère, Joseph quitte Paris, sa maison, ses parents… son enfance… On pleure pas mal mais on rit aussi car les frères Joffo sont surprenants et tellement courageux. Bref, si ce n’est pas encore fait, lisez ce livre s’il vous plaaaaaîîîîîîîîîîîîît et faites le lire aux enfants !!!