Je bouquine

« Sangs maudits, tome 1 : L’alliance forcée » de Bettina Nordet

couv6316417« Dans un monde édifié sur les ruines d’une civilisation ancienne au savoir prodigieux, détruite par la guerre, et dont les vestiges sont des trésors pour lesquels certains sont prêts à tout, même à tuer, Shanell, courtisane de Nicée, une cité sous protectorat de l’Empire, s’efforce depuis toujours de mener une vie discrète pour protéger son secret. S’il était dévoilé, ce dernier lui vaudrait une fin horrible. Pourtant, l’assassinat de l’un de ses clients, après la découverte d’un complot, fera totalement basculer son existence. Pour survivre et tenter de contrecarrer cette conspiration, la jeune femme se lancera dans un périlleux voyage au cœur des territoires sauvages en compagnie d’un protecteur improbable, qui pourrait bien se révéler le plus grand danger de tous. »

Ai-je besoin de rappeler ici mon amour pour les Editions du chat noir ??? 🙂 on est d’accord… je pense que non !!! Ce roman me faisait de l’œil depuis longtemps… persuadée que cette lecture me plairait (appeler ça le 6ème sens d’une lectrice addict 🙂 ). Et ma fois, je ne me suis pas trop trompée ! Sans être pour autant un coup de cœur, j’ai vraiment passé un très bon moment. Alors oui, l’intrigue a un goût de déjà vu, l’univers du roman aurait peut être mérité d’être un peu plus exploité et développé (on a envie d’en savoir plus), certains rebondissements sont quelque peu prévisibles… mais on s’en fout !!! L’autrice a pris le parti de centrer son histoire sur la relation des deux personnages dont on a plaisir à suivre l’évolution et à en découvrir plus sur eux !!! L’écriture de Bettina Nordet est vraiment agréable et efficace. Bref, j’ai bouffé ce livre, complètement accroc !!! Je lirai sans aucun doute la suite et fin de cette duologie et vais certainement me tenter son autre saga « La geste des exilés » 😉 encore des achats en perspective…

cli7b Livre – 4/12

Je bouquine

« Town, tome 2 : Oracles » de Rozenn Illiano

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« Oxyde est le jumeau astral d’Élias : nés en même temps et au même endroit, ils forment une entité clairvoyante et puissante guidée par Dossou, un esprit venu du fond des âges. Mais alors qu’il n’est qu’un adolescent, Oxyde envoie tout voler en pactisant avec un ange : son nom et son âme contre plus de pouvoirs, et tous les dommages collatéraux qui vont avec.

De nos jours, sorciers et mages sentent flotter dans l’air les signes d’un changement profond qui affectera la société tout entière. Discriminations, obscurantisme, autoritarisme et, derrière le rideau, le monde ésotérique qui s’affole. La métamorphose annoncée risque de faire très mal. Alors Oxyde part en chasse de l’ange à qui il a vendu son existence, histoire de renégocier le contrat avant l’Apocalypse. »

Je continue tranquillement la saga Town de la géniale Rozenn Illiano dont je ne cesse de vanter les talents sur ce blog… Je dis tranquillement car je ne suis ABSOLUMENT pas pressée de quitter cet univers et surtout ces personnages !!!

Ce 2nd tome se déroule avant le cataclysme ayant décimé « la quasi-totalité de l’humanité en quelques secondes » décrit dans le 1er tome et suite auquel « les survivants doivent affronter… toute l’hostilité de la planète ravagée, les fous dangereux sillonnant les routes… et les hordes d’anges descendus du Ciel pour les exterminer. »

Ce 2ème opus est centré sur le personnage oh combien intrigant d’Oxyde aperçu par petites touches dans le 1er tome de la saga et notamment dans Elisabeta (eh oui car TOUT est relié dans l’univers fascinant de Rozenn !!!). Après cette lecture, je comprends pourquoi ce personnage est un des petits « chouchous » de l’autrice. Contrairement à son jumeau astral, Oxyde n’est pas sans failles ni ambivalences. Il a en lui une part de noirceur avec laquelle il tente tant bien que mal de composer pour limiter les dégâts ce qui le rend profondément humain. Ce mec est d’autant plus intéressant que c’est un clairvoyant autant dire un combo de pouvoirs astraux multiples et divers lui conférant une presque toute puissance. On sent également la fragilité du personnage qui n’est pas maître de sa vie et comme pris en otage par son immense pouvoir qui devient un enjeu dans une forme de guerre qui le dépasse.

Ce second tome est vraiment une étape importante dans la compréhension de l’histoire. On en apprend beaucoup plus sur les clairvoyants et l’étendue de leurs pouvoirs, les chasseurs d’anges, la relation entre Oxyde et Elias, leurs parcours de vie… J’ai également adoré le personnage de Ana et l’image de cette sorcière créatrice tissant sa toile comme Rozenn tissant la trame de ses histoires toutes liées entre elles… Bref, encore un coup de cœur pour cette autrice que je n’aurai de cesse de découvrir !!! 🙂

cli7b Livre – 3/12

Je bouquine

« 2084 » de Boualem Sansal

couv30334415« L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… »

J’écris cet avis quelques temps déjà après ma lecture dont je garde encore un souvenir très vivace notamment de l’ambiance si particulière dans laquelle nous plonge l’histoire. Ce roman est un hommage au magistral et visionnaire « 1984 » de George Orwell auquel Boualem Sansal fait de multiples clins d’œil et références. Il nous embarque dans la société ultra totalitaire de l’Abistan, dictature religieuse sous la soumission totale à Yölah (Dieu absolu) et régie par Abi son délégué (sorte de prophète centralisant tous les pouvoirs). On découvre au fil des pages toute la complexité de cette société à travers le personnage d’Ati, un pauvre bonhomme qui réintègre la société civile après des années passées au sanatorium pour grave maladie. Ati revient guéri de sa longue convalescence et c’est peu dire. Bien qu’il ne s’émancipe jamais totalement de son formatage, il émerge en lui des questionnements et le début d’une forme de liberté de pensée qui, peu à peu, va remettre en question les fondements de ses certitudes aveugles et de son asservissement. Ce cheminement ne se fera pas sans heurt et retranscrit très bien toute la difficulté de sortir des sentiers battus, d’aller à l’encontre de la pensée admise et imposée collectivement.

Malgré quelques longueurs, j’ai adoré cette lecture, la fine plume de l’auteur et bien sûr l’abilang… cette langue inspirée du nom d’Abi est géniale de simplicité tout en ayant une grande force d’évocation. Cette langue toute construite apporte une belle richesse sémantique au texte qui en est d’autant plus immersif. Texte qui dénonce sans jugement et avec beaucoup d’intelligence les dérives de certains régimes jusqu’à l’inconséquence la plus totale tant du système que du collectif et des individus. L’auteur propose ici un véritable pamphlet pour la liberté d’être et de penser. Bref, ce roman est un petit bijou !!!

 

cli7b Livre – 2/12

Je bouquine

« Town, tome 1 : Tueurs d’anges » de Rozenn Illiano

couverture-Tueurs-danges-300x400« Un jour de janvier, un cataclysme sans précédent décime la quasi-totalité de l’humanité en quelques secondes. Les survivants doivent affronter par la suite toute l’hostilité de la planète ravagée, les fous dangereux sillonnant les routes… et les hordes d’anges descendus du Ciel pour les exterminer. Le tout sous des coups lancinants frappés à la Grande Horloge de l’Apocalypse. Douze coups, six cents jours, à la fin desquels la réalité telle que nous la connaissons disparaîtra.
À travers le chaos, Ana part à la recherche d’un refuge où se terrer quand la fin viendra. Elle rencontre alors Élias, un clairvoyant qui s’est donné une mission : tuer un maximum d’anges, pour sa propre survie et celle de ses compagnons d’infortune. »

Avec tout l’enthousiasme dont je peux faire preuve (particulièrement quand mes neurones sont en ébullition après une lecture coup de cœur…), j’ai déjà parlé des romans et recueils de nouvelles de Rozenn Illiano (ici, là, un peu par ici et un peu par là). Bref, j’écris toujours un petit quelque chose de mon cru à chacune de mes lectures de cette autrice qui reste LA découverte de MON année de lectrice 🙂 J’adore son style, sa plume, son univers tellement riche !!! Elle excelle dans tout : des nouvelles à l’ambiance sombre et gothique, un roman vampirique où elle dépoussière et revisite le mythe, une novella entre légende et réalité… et ici elle s’adonne avec talent au roman post apo…

Mais, je vous arrête tout de suite si vous imaginez découvrir une énième dystopie vue et revue !!! Vous seriez bien loin du compte et c’est peu dire. Même si on retrouve les « codes » du genre (un groupe de survivants dans un monde dévasté après un cataclysme) tout le reste est inédit et tellement novateur. Vous en connaissez beaucoup de bouquins où vous tombez sur des anges avec armes au point qui buttent les rares survivants ??? Bref, impossible de lâcher ce bouquin, l’histoire est addictive, sans temps mort et juste géniale (et encore je ne vous parle même pas de la fin mouahahaha), la plume immersive, toujours aussi maitrisée, fluide et agréable… Parti pris original, chacune des trois grandes parties du roman est narrée par un des trois personnages principaux que nous découvrons plus avant : Ana (la fausse solitaire à la carapace blindée contre toute attache), Elias (le clairvoyant aux milles secrets) et Chester (un survivant au surprenant pouvoir). Les personnages secondaires ne sont pas en reste et viennent bien étoffer le « casting ». Bref, ce 1er tome envoie du bois et je suis impatiente de découvrir la suite !!!

Je suis toujours épatée par le talent de cette nana. J’ai rarement eu un coup de cœur de lectrice comme celui-ci et c’est juste le pied 😉 Heureusement pour moi, Rozenn est assez prolifique et nous réserve encore pas mal d’histoires à la Illiano OUF !!! 🙂

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons Le challenge « Littérature de l’Imaginaire » – 12/12

Je bouquine

« Les Errants, tome 1 : Origines » de Denis Labbé

couv62094389.gif« Que faire quand on est une adolescente et que le monde s’écroule autour de soi ? C’est la question qui se pose à Marion, seize ans, que rien ne préparait à une telle catastrophe. Lors d’un voyage scolaire au camp de travail du Struthof, certains de ses camarades et de ses professeurs sont frappés par un mal étrange. Alors que l’épidémie se répand, elle essaie d’y échapper, en compagnie d’un groupe d’amis rescapés. Mais sans l’aide d’adultes, la tâche va s’avérer délicate et la vie en communauté pas si aisée que cela. »

J’ai tenté cette lecture encore et toujours à cause d’ELLE 😉 J’avoue que la couverture n’était pas très engageante pour moi (je ne saurais dire pourquoi… trop jeunesse peut-être) mais la chronique de la coupable dénoncée ci-dessus m’a fortement encouragée à découvrir cette trilogie. L’occasion également de tester ma liseuse (je reviendrai sur ce point une prochaine fois car cet achat fût l’objet de moult réflexions et prises de tête) avec ce premier e-book !

On suit ici les mésaventures d’un groupe d’ados lors d’une sortie scolaire dans un ancien camp de travail où les choses vont complètement dérailler. L’effet miroir entre l’horreur des évènements passés dans les camps et l’horreur du présent est une idée vraiment pas mal et plutôt bien développée. Denis Labbé prend le temps de dresser son décor et de faire quelques piqures de rappel au niveau historique. On pourrait reprocher une certaine lenteur, surtout au début, dans l’enchainement des évènements et surtout le manque de réaction des « adultes » qui ne percutent vraiment pas ce qui se passe mais cela ne gâche en rien le plaisir de lecture. L’écriture de Denis Labbé est agréable et ce court roman se bouffe rapidement. Concernant les personnages, ben c’est des ados… et moi les ados c’est pas toujours ma tasse de thé dans les romans. En effet, Denis Labbé n’évite pas certains clichés : la gothique sensible, le fan de métal aux cheveux longs et intelligent, la 1ère de la classe déléguée d’élèves, le mec un peu bizarre du bahut sans ami, la jolie fille un peu niaise… j’aurais apprécier un peu plus de nuances. En bref, ce roman reste un 1er tome assez introductif mais qui donne envie d’en apprendre plus ! 🙂

miniature-pac-2018-9  Livres 1/8

Je bouquine

« Elisabeta » de Rozenn Illiano

Elisabeta-couverture-web-300x400« Le Cercle désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment « vampires ». En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison.
En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire, et dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée. Jusqu’à ce jour de novembre 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel, qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort, car il ne tolère pas les écarts de ce genre. Grâce à son don, Saraï entend l’esprit d’une ancienne Reine immortelle, Elisabeta, dont l’âme est piégée à l’intérieur d’une poupée de porcelaine. Elisabeta a tout perdu : son pouvoir, son règne, son enfant et son amant. Réduite aujourd’hui à l’état de fantôme, elle accepte de venir en aide à Saraï qui veut se confronter au Cercle, quitte à le détruire. »

Bon… je continue gentiment mon p’tit bout de chemin livresque avec Rozenn Illiano et me suis attaquée à son beau bébé de 500 pages et quelques. J’avais adoré ses recueils de nouvelles, dont celui-ci, et eu un énorme coup de cœur pour sa novella. Bref, j’étais trèèès curieuse de la découvrir dans un roman et comment dire… je suis épatée par le talent de cette nana !!! L’autrice a créé toute une société d’Immortels (pour ne pas dire vampires) avec son histoire, sa mythologie, son organisation, ses particularités, sa hiérarchie, ses luttes de pouvoir… j’en passe. Bref, on redécouvre le mythe du vampire à la sauce Illiano et c’est juste génial !!! Les personnages sont fouillés, l’intrigue est trèèès bien menée, tout s’imbrique à la perfection, j’ai adoré !!!! D’autant plus qu’en lisant ses publications, je capte tous les liens subtils entre toutes les histoires créées par l’autrice, une vraie toile d’araignée qu’elle appelle le « Grand projet » où tout est lié… Pas besoin d’en dire beaucoup plus sur l’histoire en elle-même, le résumé ci-dessus donne déjà pas mal d’infos. Et doit-on vraiiiment parler de cette couverture juste magnifique ?!!! Bref, je recommande +++ cette lecture. Groooos coup de ❤ !!!

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons Le challenge « Littérature de l’Imaginaire » – 11/12

Je bouquine

« L’Ouroboros d’Argent » de Ophélie Bruneau

couv33997093« Axel est généreux. Axel est amoureux. Axel est trop gentil. Aujourd’hui, il doit traverser la France pour acheminer un héritage. Célia est fière. Célia est implacable. Célia est un loup-garou. Aujourd’hui, secondée par deux jeunes de sa meute, elle doit retrouver l’objet responsable d’une vieille malédiction. À la croisée des chemins, le piège se referme dans le Massif Central. Prête à tout pour mener à bien sa mission, Célia n’hésitera pas à détruire la vie d’Axel s’il le faut. Le jeune homme a de la résistance à revendre et des amis prêts à l’aider. Pourtant, cette fois, il pourrait bien finir broyé au nom de l’Ouroboros d’argent. L’artefact vaut-il seulement tous ces sacrifices ? »

Moi qui étais essentiellement une lectrice de contemporains et de classiques (je dévorais mes premiers Jules Verne en primaire pour enchaîner sur Zola au collège… et NON ce n’étaient des lectures imposées… 🙂 ) et bien je ne me lasse pas de découvrir des lectures de l’Imaginaire type fantasy et fantastique… Ce roman me faisait de l’œil depuis un moment à cause de son titre et je n’ai pas été déçue. J’ai adoré cette lecture !!! On suit les mésaventures d’Alex, gentil mec sans histoire, investi dans son travail d’animateur auprès des enfants, heureux en amour mais qui est également… un garou. Il est chargé par son chef de meute de récupérer un objet hérité par celui-ci et se voit embarqué bien malgré lui dans une histoire de vengeance menée par Célia, future alpha d’une autre meute. L’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire (ce qui n’est en rien péjoratif) mais c’était sans compter sur la plume de l’autrice que j’ai adorée ! C’est bien construit, efficace et très bien écrit !!! L’intrigue est très bien menée et il n’y aucun temps mort. Bref, ce roman se bouffe à toute vitesse et se lit avec beaucoup de plaisir. Seul regret, j’ai eu un goût de trop peu à la fin de ma lecture. L’autrice met en place toute une mythologie autour des garous et un univers très riche dont j’aurais aimé en apprendre plus. Mais, GROS point positif, l’histoire se passe en France ce qui fait grand plaisir 😉

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons Le challenge « Littérature de l’Imaginaire » – 10/12