Je bouquine

« La dernière sirène » de Sibylline et Capucine

couv62245647« Cette histoire commence au tout début du XXème siècle, dans une petite ville côtière. Ava est une sirène et elle est la dernière de son espèce. Pour se protéger, elle a longtemps évité le contact des hommes, mais un jour la faim a gagné. Elle s’est approchée un peu trop près du port de pêche et s’est fait capturer… »

J’ai reçu cette merveille suite à ma participation (évidente) à la campagne Ulule pour la publication de ce petit bijou de papier. Le livre est en lui-même un magnifique objet : belle couverture tissée de qualité (genre vieux livre comme on en trouve plus), toutes les tranches sont magnifiquement dorées tout comme le titre, c’est une histoire illustrée MAIS avec des gravures ce que j’adore telllement mais telllllemment !!! Pour ma petite pomme, les gravures dans les bouquins sont une véritable madeleine de Proust : le souvenir de la « Bibliothèque pour tous » de ma petite ville et sa collection de poches illustrés de Jules Verne que j’ai littéralement dévorée étant enfant…

624eb70d89b4a7f545d8ced2560fdd88

L’histoire en elle même est une réécriture du mythe de la sirène saupoudrée de gothique un peu à la Tim Burton. L’histoire d’Ava, LA dernière sirène, seule survivante de son espère qui, tout d’abord capturée, va finalement être vendu comme bête de foire à un cirque, véritable freaks show dirigé par un Directeur vénal et sans âme. Et c’est à partir de là que j’ai particulièrement aimé l’histoire… Le roman met évidemment le doigt sur des questions très importantes : la différence, le handicap, le voyeurisme malsain, la chosification du corps… Le roman est également très immersif, on est dans ce foutu cirque, on baigne vraiment dans cet ambiance désuète. Mais surrrrtout, Ava ne va pas se lier ou s’attacher à ses compagnons d’infortune comme on pourrait s’y attendre. Son contact quotidien avec eux, sa privation de liberté et l’éloignement avec l’océan ne vont pas induire chez elle des sentiments « humains ». Bien loin de « La petite sirène », elle reste une créature mythique avec sa propre nature sauvage et étrangère à nos « codes ». La fin (qui n’est pas sans poésie) est d’ailleurs un joli pied de nez à toutes les versions édulcorées du mythe.

Bref, j’ai adoré cette lecture, l’histoire est riche, bien écrite et que dire des illustrations… Je recommande +++ 🙂

PS : Je termine avec cette lecture le Pumkin Autumn Challenge 🙂 !!!

cli7b

 

Livre – 10/12

 

 

Menu Automne Frissonnant :

  • Les Freaks, c’est chic