Je bouquine

« Une place à prendre » de J.K. Rowling

couv36386976« Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. »

Ce livre est un bon petit pavé comme on les aime de 680 pages… J’ai donc pas mal hésité avant de me lancer d’autant plus que les avis sur ce roman sont assez mitigés. Mais, histoire d’aller jusqu’au bout du bout de mon délire du moment avec Harry Potter, j’ai cédé et ne regrette vraiment pas !!! C’est un vrai coup de cœur, j’ai A-DO-RÉ cette lecture !!! Je comprends toutefois ce qui a pu déplaire à certain(e)s. Il y a quelques longueurs et pas mal de descriptions ce qui peut rendre la lecture un peu indigeste par moments. Et, ce roman n’a rien à voir avec la saga HP mais a tout de la chronique sociale à la Zola. Il dépeint sans pitié et avec beaucoup de réalisme le quotidien d’une bourgade anglaise où le décès brutal de l’un des notables va foutre une pagaille monstre aux conséquences énormes. Entre querelles de clocher, lutte des classes, hypocrisies, trahisons et autres joyeusetés, le livre dénonce des problématiques sociales importantes et tout à fait actuelles : la précarité dans les cités abandonnées par les pouvoirs publics, l’addiction et le manque d’accompagnement médico-social, les relations au sein d’une communauté, les relations parents/enfants, la maltraitance et le rôle des services sociaux, etc. Il y aurait vraiment beaucoup à dire sur ce livre qui est une vraie réussite. Une mini-série est d’ores et déjà tirée du roman avec l’interprète de Dumbledore dans l’un des rôles principaux 🙂

Je bouquine

« Le monde selon Garp » de John Irving

couv11017953« Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie, mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin… Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde. « Le romancier est un médecin qui ne s’occuperait que des incurables… et nous sommes tous des incurables. » Le Monde selon Garp, partiellement autobiographique, a connu un succès mondial et a été porté à l’écran. »

Je l’écris sans détour, j’ai adoré cette lecture !!! C’est un roman culte et ce n’est pas pour rien !!! L’histoire est complètement déjantée, le personnage de Garp complètement barré… Ce roman aurait d’ailleurs pu être écrit par Garp lui même. Le style de l’auteur est génial, on rit, on pleure, on réfléchit aussi pas mal car les thèmes abordés par ce roman sont extrêmement divers : la guerre, la monoparentalité, la sexualité, le travail des femmes, la transsexualité, la question des classes, l’éducation des filles, la prostitution, le couple, le viol, la condition de la femme, l’adultère, le féminisme, la notoriété, le fanatisme… j’en passe… Irving dit de son livre qu’il traite surtout de concupiscence soit « l’attrait naturel vers les biens matériels, terrestres et en particulier les plaisirs sensuels ». Mais, je trouve ça vraiment trop réducteur. « Le monde selon Garp » est très très riche, c’est certainement pour cela que j’ai mis une bonne semaine à le lire (sans être une authentique briquasse c’est tout de même un petit pavé de 680 pages 🙂 ) Bref, je le recommande vivement !!! C’est mon premier roman de John Irving mais certainement pas le dernier !!!