Je bouquine

« En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut

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« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. »

Nouvelle bonne résolution pour ne pas augmenter (à défaut de réduire) ma PAL : je lis mes nouveaux achats livresques sans attendre !!! Eh, je suis pour l’instant trèèès fière de moi car je m’y tiens 🙂 et notamment avec ce livre !!! Cette lecture me tentait depuis longtemps (merci LGL) et j’attendais avec impatience sa sortie en poche. Comme souvent, la couverture d’origine a été changée mais celle-ci est vraiment pas mal et donne bien le ton. Car, cette histoire est originale, fantasque, surprenante… j’en passe. C’est un roman qui parle de folie mais surtout d’un amour fou avec beaucoup de brio. C’est bien écrit, l’histoire ne nous lâche pas et on se demande vite comment tout cela va bien pouvoir finir… On ne peut s’empêcher de penser à Boris Vian : une histoire quelque peu loufoque qui aborde derrière sa fantaisie de façade des sujets plus graves. Pour un premier roman c’est sacrément bien maîtrisé !!!

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« La montagne de la dernière chance » d’André Bucher

couv_livre_2984« Poussé par un besoin viscéral de fuir la ville, Geffray – petite frappe en manque d’estime – se porte à la rencontre de Louis et Pauline, fermiers et parents amputés d’un fils qui les a mis sur la paille. Georges, un entrepreneur en quête de reconversion rachète la ferme où ils vivent et entend bien modeler l’espace à sa guise pour assouvir la démesure de son projet foncier. Gravitant autour d’un canyon qui n’est autre que le poumon de la montagne, tous les personnages courent après leur dernière chance alors que leur avenir fait écho à celui du lieu. André Bucher décrit cet enjeu avec passion dans une langue immersive et poétique. Il y fait se croiser des destins, mêlant leur sort à celui de cet endroit qui les recueille, suspendu entre ciel et terre, dans le dernier acte d’une saison de l’incertitude. »

Le roman commence par une citation : « Bénis soient ceux qui écoutent quand tout un chacun a droit à la parole ». Que ceux qui ne sont pas sensibles à ces mots prennent vraiment le temps de les méditer et de réfléchir à la portée de cette simple phrase. Ça résume bien ce qu’on ressent en découvrant André Bucher dont c’est ma seconde lecture : des romans courts mais riches et d’une grande poésie. Ce mec est assez fascinant : paysan et bucheron de métier, il est un des pionniers de l’agriculture bio en France et… écrivain. C’est aussi un physique : un grand gaillard à la peau tannée par le soleil et aux grandes mains de travailleur qui vit dans sa vallée entouré de nature et de livres, qui écrit une clope roulée à la bouche… Il aurait 40 ans de moins… comment te dire… 🙂 Il parle de la montagne comme seule une personne qui la connait vraiment peut en parler. La nature est à elle seule un personnage à part entière et parmi elle, des parcours de vie, des amours, des ambitions gâchées… Un auteur qui ne plaira pas à tout le monde, dont la lecture peut parfois être exigeante, qui invite à la méditation afin de s’imprégner de cette belle plume… Tiens, me voilà qui deviens un peu poète 😉

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« Une place à prendre » de J.K. Rowling

couv36386976« Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. »

Ce livre est un bon petit pavé comme on les aime de 680 pages… J’ai donc pas mal hésité avant de me lancer d’autant plus que les avis sur ce roman sont assez mitigés. Mais, histoire d’aller jusqu’au bout du bout de mon délire du moment avec Harry Potter, j’ai cédé et ne regrette vraiment pas !!! C’est un vrai coup de cœur, j’ai A-DO-RÉ cette lecture !!! Je comprends toutefois ce qui a pu déplaire à certain(e)s. Il y a quelques longueurs et pas mal de descriptions ce qui peut rendre la lecture un peu indigeste par moments. Et, ce roman n’a rien à voir avec la saga HP mais a tout de la chronique sociale à la Zola. Il dépeint sans pitié et avec beaucoup de réalisme le quotidien d’une bourgade anglaise où le décès brutal de l’un des notables va foutre une pagaille monstre aux conséquences énormes. Entre querelles de clocher, lutte des classes, hypocrisies, trahisons et autres joyeusetés, le livre dénonce des problématiques sociales importantes et tout à fait actuelles : la précarité dans les cités abandonnées par les pouvoirs publics, l’addiction et le manque d’accompagnement médico-social, les relations au sein d’une communauté, les relations parents/enfants, la maltraitance et le rôle des services sociaux, etc. Il y aurait vraiment beaucoup à dire sur ce livre qui est une vraie réussite. Une mini-série est d’ores et déjà tirée du roman avec l’interprète de Dumbledore dans l’un des rôles principaux 🙂

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« Le monde selon Garp » de John Irving

couv11017953« Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie, mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin… Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde. « Le romancier est un médecin qui ne s’occuperait que des incurables… et nous sommes tous des incurables. » Le Monde selon Garp, partiellement autobiographique, a connu un succès mondial et a été porté à l’écran. »

Je l’écris sans détour, j’ai adoré cette lecture !!! C’est un roman culte et ce n’est pas pour rien !!! L’histoire est complètement déjantée, le personnage de Garp complètement barré… Ce roman aurait d’ailleurs pu être écrit par Garp lui même. Le style de l’auteur est génial, on rit, on pleure, on réfléchit aussi pas mal car les thèmes abordés par ce roman sont extrêmement divers : la guerre, la monoparentalité, la sexualité, le travail des femmes, la transsexualité, la question des classes, l’éducation des filles, la prostitution, le couple, le viol, la condition de la femme, l’adultère, le féminisme, la notoriété, le fanatisme… j’en passe… Irving dit de son livre qu’il traite surtout de concupiscence soit « l’attrait naturel vers les biens matériels, terrestres et en particulier les plaisirs sensuels ». Mais, je trouve ça vraiment trop réducteur. « Le monde selon Garp » est très très riche, c’est certainement pour cela que j’ai mis une bonne semaine à le lire (sans être une authentique briquasse c’est tout de même un petit pavé de 680 pages 🙂 ) Bref, je le recommande vivement !!! C’est mon premier roman de John Irving mais certainement pas le dernier !!!