Je fais gnasse

« Joker » de Todd Phillips

th2« Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société. »

Celle ou celui qui n’a pas entendu parler de ce film est encore plus déconnecté(e) de l’actualité et des réseaux que moi… Il faut bien avouer que le Joker suscite la curiosité… personnage mythique de la pop culture, image controversée de la folie, figure antisystème et antithèse de Batman… Bref, MON personnage favori de l’univers de DC Comics depuis toute petiote 😉

Je confesse tout de suite que je découvre ici le jeu d’acteur de Joaquin Phoenix (non je n’ai pas vu « Gladiator »… oui je sais… c’est sur ma longue liste de choses à faire…) mais que je connaissais par ailleurs pour son engagement pour les droits des animaux 😉 Et que dire… ce mec est une tuerie en costard 3 couleurs primaires. On ne reviendra pas ici sur l’interprétation exceptionnelle de Heath Ledger dans « The Dark Knight », aucun intérêt à la comparaison. Mais, ce que fait ce bonhomme dans ce film est juste magistral !!! On pleure, on rit, on sent venir la dégringolade, le glissement inexorable vers les tréfonds de la maladie et de la « folie ». Et c’est là que ce film est selon moi particulièrement engagé. La question de la précarité et de la santé mentale est clairement en toile de fond, une vraie dénonciation des manquements dans la prise en charge des personnes souffrants de maladies psychiatriques, de troubles du comportement, de la personnalité… (aux États-Unis mais pas que… on ne va pas disserter ici sur l’état catastrophique et les manques de moyens abyssaux de la Psychiatrie en France…).

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Le film aurait été décrié par certain(e)s car le personnage d’Arthur Fleck nous touche. On a de l’empathie pour ce pauvre gars qui a souffert toute sa vie, est en manque de reconnaissance, galère à mort pour travailler, se faire soigner et trouver sa place dans une société difficile. Le Joker en devient presque une création de tous les dysfonctionnements sociétaux de Gotham City : une mère malade non accompagnée et non soignée avec toutes les conséquences malheureuses qu’on imagine pour un enfant qui, une fois adulte, et lui même malade, sera insuffisamment accompagné et soutenu, n’a plus les moyens financiers de payer ses traitements… qui perd doucement pied laissant libre cours à une vraie folie meurtrière… C’est un peu l’échelle de la violence et de la folie à laquelle on assiste ici… et son interprétation par Joaquin Phoenix est juste brillante…

Bref, ce film est une énoooorrme claque dans la tronche !!! Je recommande +++ 😉

Je fais gnasse

« Les Animaux Fantastiques » de David Yates

FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM

« New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville. Sans compter que le redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York. Il termine tout juste son périple à travers le monde pour étudier les créatures fantastiques… dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir. Mais, quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. « 

On découvre ici les aventures de Norbert Dragonneau qui n’est autre que l’auteur du manuel « Les Animaux Fantastiques » qu’étudiera des années plus tard le jeune Harry Potter à Poudlard. Ayant adoré les livres et les films de la saga, je n’étais pas spécialement tentée par celui-ci de peur d’être déçue et puis finalement… J’ai replongé avec vraiment beaucoup beaucoup de plaisir dans le monde des sorciers à la JK Rowling. Je précise que l’auteur a écrit le scénario, est productrice du film et que David Yates a également réalisé les quatre derniers opus de la saga Harry Potter. On retrouve donc ici la même ambiance, les couleurs, les tons… dans une version new-yorkaise. Le casting est top avec une mention spéciale pour l’interprète de Norbert qui est juste parfait. Et, pour ne rien gâcher, les effets spéciaux sont vraiment géniaux. Bref, un film vraiment sympa pour passer un bon moment sans se prendre la tête 😉

Je fais gnasse

« Logan » de James Malgold

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« Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui. »

Premier ciné depuis fort fort longtemps !!! Mais… comment résister à l’envie de voir sur grand écran le magnifique Logan alias Wolverine !!! Donc, on laisse Pticha en garde à une mamie aux anges et on file le sourire aux lèvres pour plus de 2h de bonheur !!! Car ouiii, je suis une fan inconditionnelle des Xmen (découverts dans mes jeunes années avec l’adaptation du comics en dessin animé… en 1992…). Depuis, il y a eu pas mal de films mais la première trilogie reste pour moi le must du must. Je trouve que « Logan » est un peu dans le même délire. Et, ce film est juste génial !!! Hugh Jackman envoie du bois, il incarne tellllleeeeement bien le personnage… « Logan » devrait être le dernier film sur ce personnage et c’est une réussite totale, un beau final… Que dire de plus ?! ah oui !!! En toute objectivité bien sûr, je trouve que le prénom de la gamine est un choix pertinent et tout à fait judicieux que je prends pour une dédicace toute personnelle pour moi même 😉 . La bande annonce est également une vraie réussite et une bonne mise en bouche !!! Je défie quiconque de la regarder et de ne pas filer voir le film !!!

Je fais gnasse

« Imperium » de Daniel Ragussis

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« L’histoire d’un agent du FBI, Nate Foster (Daniel Radcliffe), qui infiltre un groupe de suprématistes néo-nazis pour empêcher un attentat. Un film inspiré de faits réels d’après le témoignage de l’ancien agent du FBI Michael German. »

Ce film vaut le détour. D’abord parce qu’on retrouve ce cher Daniel (qui est décidément pas mal comme acteur et dans ses choix de films) et la géniale Toni Collette (dont la trop courte série « United States of Tara » est une de mes incontournables). Mais aussi parce qu’il traite du terrorisme néo-nazi, carrément occulté ces dernières années par les médias au profit de l’islamisme radical, mais qui n’a pas pour autant disparu loin s’en faut. Le sujet est donc pas mal. Ce film rappelle évidemment « American History X » ou encore « La vague ». Mais, on comprend ici les difficultés d’être un infiltré : s’intégrer dans ce groupe de gros tarés, voir la personne derrière les idées nauséabondes pour tisser une relation de confiance puis la trahir d’une certaine manière. Cet aspect là aurait pu être traité de façon plus approfondie selon moi mais ce n’est pas bien grave, le film fait bien son job pour une soirée tranquillou sur le canapé !!

Je fais gnasse

« Bronson » de Nicolas Winding Refn

bronson« Michael Gordon Peterson a 19 ans. Il cherche à devenir célèbre et à faire la Une des journaux. Pour cela, il braque un bureau de poste. Rapidement interpellé, il est condamné à 7 ans de prison où il se fait vite remarquer pour sa violence. Après un passage en hôpital psychiatrique, où il tente de tuer un autre patient, il est renvoyé en prison et transféré dans différents établissements. La presse parle de lui comme du «prisonnier le plus coûteux du Royaume-Uni». Enfin libéré, il se lance dans les matches de boxe clandestins sous le nom de Charles Bronson. Suite à un autre braquage, il repart vite en prison. A ce jour, il a passé 34 années de sa vie en prison, dont 30 en isolement. »

Alors oui, je le confesse… j’ai regardé ce film en trèèèès grande partie pour le génialissime Tom Hardy. J’adore cet acteur caméléon qui nous livre ici une performance exceptionnelle. Car, au delà de la transformation physique nécessaire pour camper le rôle de Branson (qui n’a rien d’un poids plume), son jeu est juste dément !! Pas facile d’incarner un bonhomme pareil dont l’histoire est finalement assez simple : arrêté pour vols, il passe une grande partie de sa vie en prison et plus précisément en isolement pour cause de violence. J’étais curieuse de voir comment allait être traité ce personnage hors norme. Et, je ne suis pas déçue, la réalisation est vraiment top !! Ce film ne plaira pas à tout le monde loin s’en faut mais il vaut le détour pour tous les amateurs de cinéma un peu déjanté.

Je cogite·Je fais gnasse

« Captain Fantastic » de Matt Ross

captain_fantastic« Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris. »

J’ai adoré ce film !!!! Alors oui, je suis une « écolo » et objectrice de croissance convaincue mais ce film devrait plaire à une multitude de personnes. Tout commence dans une forêt où vivent en quasi autarcie un père et ses 6 gamins. La mère est alors hospitalisée. On y découvre leur mode de vie à la Into the wild version famille nombreuse. La fratrie suit un enseignement élaboré par le père : des lectures en tout genre (politique, science, langues étrangères…), un entrainement physique (allant du yoga à l’escalade), l’acquisition de compétences pratiques (chasser, allumer un feu, jardiner…) et la construction d’un sens critique très aiguisé ! Une vraie troupe de surdoués qui lit tranquillement le soir autour du feu pour finir par se faire un boeuf, car oui chacun d’entre eux sait jouer d’un instrument de musique ! Cette vie va basculer avec le décès de la mère et, avec les obsèques de celle-ci, le contact avec l’extérieur. Ce film pose pas mal de questions assez fondamentales et font échos au besoin qui se fait de plus en plus sentir d’un retour à la nature, d’une vie plus simple, de la nécessité d’éveiller notre conscience politique… mais jusqu’où aller ? Comment trouver le juste milieu dans nos choix de vie surtout quand ils impactent nos enfants ? Car là est toute la difficulté : vivre en harmonie avec ses idées dans une société occidentale telle que la notre.

Je fais gnasse

« Que ma joie demeure » d’Alexandre Astier

que-ma-joie-demeure« Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise. Encore là où on l’attend le moins. Après Kaamelott, Alexandre Astier joue les Kapellmeister. Maître de musique, claveciniste ou joueur de viole de gambe, l’acteur devient Jean-Sébastien Bach. Génie absolu de la musique baroque, pasteur protestant, organiste, le compositeur signe au XVIIIe siècle mille chefs d’oeuvre, préludes et passions, fugues et variations. Herr J. S. Bach donne enfin en 2012 une master class. « Introduction au contrepoint fleuri et rigoureux », avec illustrations sonores et extraits live. Lui le « cantor de Leipzig » reçoit ses élèves dans son appartement de Saint-Thomas. Exposé sur l’harmonie tonale, mais il peut déraper. Et Bach grogne, vocifère contre Dieu. Le musicien et ses épouses ont perdu dix de leurs vingt enfants. L’homme en deuil offre pourtant à Dieu des messes et des cantates inouïes de beauté et de dévotion. Hommage savoureux et déglingué à J.S.B., Que ma joie demeure ! décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur. »

Quel talent… non mais quel talent ce Astier !! Je le savais musicien et mélomane mais il donne ici toute la mesure et l’expression de sa passion. Il confirme (si c’était encore nécessaire) son talent d’écriture et d’interprète, seul sur scène avec un décor simple et quelques accessoires. Dans cette pièce, il campe donc le personnage de Bach qui fait la classe, joue de la musique, compose, boit pas mal aussi car là est le problème : un mal ronge ce cher Jean-Sébastien qui vient alors d’enterrer son petit dernier et accuse le coup. Un tout autre registre que la série Kaamelott mais on retrouve la patte inimitable d’Astier : son humour corrosif, des mots et expressions, son jeu d’acteur bien à lui, les intonations qu’il met et… le petit frichti, le saucisson qui sèche, le cour sur comment faire un sandwich sans que rien ne dépasse. J’ai passé un très très bon moment et retrouvé avec moult plaisir Alexandre Astier que j’adore littéralement et définitivement !