Je bouquine

« Joyland » de Stephen King

« couv13393445Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais… »

Ça fait un loooong moment que je n’ai pas écrit quelques mots par ici… Mais force est de constater que cumuler vie familiale, vie associative, vie sociale… ET vie professionnelle (trèèèès chargée) et bien ce n’est clairement pas possible à certains moments. J’ai donc cherché une solution pour avoir ma dose d’imaginaire, ma dose d’évasion à travers les mots des autres (et occuper utilement mes 1h30 de trajet quotidien en bagnole)… et me suis essayée pour la première fois au livre audio avec « Joyland » de Stefen King !!!

Autant le dire tout de site, je suis ravie de l’expérience et ultra convaincue par ce format audio !!! C’est totalement immersif surtout avec un auteur comme celui-ci qui aime à nous embarquer dans une ambiance bien à lui (début des années 70 ici), qui aime dresser une toile de fond bien étoffée pour son histoire. Et, la voix du « lecteur » est juste parfaite !!! Elle sert très bien l’histoire ponctuée de jargon de fête foraine et autres argots qui ont toujours une place de choix chez cet auteur.

Par ailleurs, ce roman est un bon Stefen King que je lis avec toujours autant de plaisir. On retrouve cette pâte, cette plume si particulière dont on ne se lasse pas. Et, on ne peut s’empêcher de retrouver un peu du petit Danny Torrance dans le personnage de Mike. Seul tout petit bémol, on le voit vite venir au Stefen, un peu trop peut-être, ce qui ne gâche en rien le plaisir de « lecture ». Bref, je recommande +++ ce roman 😉

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« Shades of magic, tome 1 » de Victoria E. Schwab

couv40964622« Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable. »

J’ai ENFIN lu ce petit pavé qui dormait gentiment dans ma PAL depuis un loooong moment, bref… merci les challenges livresques !!! On entend pas mal parler de cette trilogie, dont le 3ème tome traduit en français est sorti à la rentrée, et c’est mérité ! L’univers créé par l’autrice est vraiment génial : 4 univers parallèles dont  le seul point commun est l’existence d’une ville appelée Londres. Des mondes qui se différencient (outre par leur histoire, géographie, etc) par la place, utilisation ou absence de la magie qui est l’un des personnages principaux du livre. Plus qu’une source de pouvoir, elle peut en effet avoir sa volonté propre ce qui ne va pas arranger les affaires de Kell puis de Lila qui va le rejoindre dans ses (més)aventures. J’ai beaucoup aimé cet aspect là de l’histoire et la réflexion autour de la question du pouvoir qui corrompt ou peut être corrompu par nos usages. Le scénario se tient (bien que certaines choses se devinent ++) et les personnages de Kell et Lila, non dépourvus de défauts, sont très intéressants. Le gros point faible pour moi reste surtout que Kell, censé être un des magiciens les plus puissants des 4 mondes, se fait un peu trop facilement botter le cul par d’autres. J’aurais préféré que sa magie de sang envoie (un peu plus) du bois ! Ce 1er tome est toutefois trèèès prometteur et je vais continuer de lire cette série avec moult plaisir. Le petit + : un travail éditorial particulièrement recherché qui reste un vrai plaisir pour les mirettes 😉

miniature-pac-2018-9  Livres 4/8

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« Elisabeta » de Rozenn Illiano

Elisabeta-couverture-web-300x400« Le Cercle désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment « vampires ». En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison.
En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire, et dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée. Jusqu’à ce jour de novembre 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel, qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort, car il ne tolère pas les écarts de ce genre. Grâce à son don, Saraï entend l’esprit d’une ancienne Reine immortelle, Elisabeta, dont l’âme est piégée à l’intérieur d’une poupée de porcelaine. Elisabeta a tout perdu : son pouvoir, son règne, son enfant et son amant. Réduite aujourd’hui à l’état de fantôme, elle accepte de venir en aide à Saraï qui veut se confronter au Cercle, quitte à le détruire. »

Bon… je continue gentiment mon p’tit bout de chemin livresque avec Rozenn Illiano et me suis attaquée à son beau bébé de 500 pages et quelques. J’avais adoré ses recueils de nouvelles, dont celui-ci, et eu un énorme coup de cœur pour sa novella. Bref, j’étais trèèès curieuse de la découvrir dans un roman et comment dire… je suis épatée par le talent de cette nana !!! L’autrice a créé toute une société d’Immortels (pour ne pas dire vampires) avec son histoire, sa mythologie, son organisation, ses particularités, sa hiérarchie, ses luttes de pouvoir… j’en passe. Bref, on redécouvre le mythe du vampire à la sauce Illiano et c’est juste génial !!! Les personnages sont fouillés, l’intrigue est trèèès bien menée, tout s’imbrique à la perfection, j’ai adoré !!!! D’autant plus qu’en lisant ses publications, je capte tous les liens subtils entre toutes les histoires créées par l’autrice, une vraie toile d’araignée qu’elle appelle le « Grand projet » où tout est lié… Pas besoin d’en dire beaucoup plus sur l’histoire en elle-même, le résumé ci-dessus donne déjà pas mal d’infos. Et doit-on vraiiiment parler de cette couverture juste magnifique ?!!! Bref, je recommande +++ cette lecture. Groooos coup de ❤ !!!

cli6a-lc3a9chiquierdumal_dansimmons Le challenge « Littérature de l’Imaginaire » – 11/12

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« Vernon Subutex » de Virginie Despente

couv53820998« QUI EST VERNON SUBUTEX ? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de resurgir. Le détenteur d’un secret. Le dernier témoin d’un monde disparu. L’ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous. »

Ce roman m’a été offert pour mon anniversaire (il y a de cela déjà quelques années…) par ma génialissime amie adorée qui, si elle passe par là, se reconnaîtra 😉 Et elle avait tapé dans le mille parce que Virginie Despentes est l’une de mes auteurs favoris notamment pour son formidable pamphlet féministe « King Kong théorie ». Si la trilogie Subutex ne vous tente pas c’est pas grave mais lisez « King Kong théorie » SVP !!! Cet essai ouvre tellement de réflexions sur la féminité, le viol, la prostitution, le féminisme… qu’il serait dommage de s’en passer !!!

Pour en revenir à ce cher Vernon, on retrouve ici LA plume de Despentes : son style est efficace, cynique, sans concession, percutant, j’en passe (je vous ai dit que je l’adorais ?!). Elle nous embarque dés le début dans les pas et les galères de Vernon Subutex, disquaire parisien, qui va doucement glisser vers la grande précarité. A travers cette déchéance, le parcours de Vernon fait écho à la fin d’une époque, au déclin de l’industrie de la musique, de la société et peut être de l’humanité et des liens que nous pouvons tisser les uns avec les autres ?! Car ce roman n’est pas seulement centré sur Vernon, c’est également une multitude de narrateurs et protagonistes qui vont croiser sa route. On dirait qu’à travers tous ces personnages, Despentes tend vers une forme d’universalité de son propos et dresse le portrait critique d’une société multiple : pauvres, homo/hétéro/trans, artistes, bourgeois, marginaux, drogués… tous pris en étaux dans les travers d’une société humaine qui périclite. Bref, j’ai adoré cette lecture riche de mille manières !!!

 

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« Elvira Time, saison 1 : Dead Time » de Mathieu Guibé

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« L’existence des vampires n’est plus un secret pour personne. Alors que le tout Hollywood les décrit comme les amants du siècle, notre bon vieux gouvernement des États-Unis a tranché. Chaque rejeton aux dents longues se verra proposer un choix : se référencer auprès des autorités et survivre comme un animal en cage ou rester libre et se faire traquer par des chasseurs de primes rémunérés par l’état. Perso, je préfère la deuxième solution. C’est beaucoup plus lucratif pour mes finances depuis que j’ai hérité de l’entreprise familiale. Le problème, c’est qu’à 17 ans, je suis encore enchainée au lycée et je dois concilier cours de math et exécutions sommaires. D’aucuns diront que j’ai la fâcheuse tendance à ramener plus de boulot au bahut que je ne rapporte de devoirs à la maison. C’est pas faux. Alors voyez-vous, quand on doit gérer tous ces vampires attirés par le miasme hormonal émanant de mon école et qu’en plus, on s’appelle Elvira, la vie n’est pas simple. Une ado qui se plaint de son calvaire quotidien ? Rien de neuf à l’horizon, me direz-vous. Mais croyez-moi, je sais garder les pieds sur terre. Ma vie aurait pu être bien pire : j’aurais pu être un de ces monstres et me retrouver du mauvais côté de mon pieu. »

Ce 1er tome de la série Elvira faisait parti de ma 1ère (et non dernière) commande aux Editions du chat noir. J’ai craqué pour ce roman car il s’agit d’un hommage clairement assumé de l’auteur à « Buffy contre les vampires ». Étant une fan de la première heure, comment dire… on dégaine la CB et c’est parti !!! Je ne regrette pas du tout d’avoir tenté le coup. Elvira est une anti héroïne rafraichissante qui fait du bien. Cataloguée « chasseuse de vampires » dans son lycée, elle est clairement marginalisée par ses camarades. Il faut dire qu’Elvira n’est pas ce qu’on pourrait qualifier de jeune fille sociable 🙂 Elle est odieuse avec quiconque s’approche de trop, a un caractère bien trempé, est dotée d’une répartie mordante et n’hésite pas à jouer des poings si nécessaire. Mais c’était sans compter sur Belinda (pot de colle doublée d’une comédienne) et Ludwig (petit génie sûr de son intelligence) deux autres ados décalés qui, par la force des choses, commenceront à se faire une place dans sa vie. Car si Elvira fuit la compagnie ce n’est pas pour rien et on en apprend plus au fur et à mesure de la lecture. Et les choses ne vont pas s’arranger quand Elvira apprend qu’une prophétie attire tous les vampires du coin pour la tuer. Ce 1er tome pose le décor et laisse en suspend beaucoup de questions dont le mystère entourant Jerricho (le meilleur ami d’Elvira) et la prophétie la concernant (ou pas). L’univers de Mathieu Guidé est vraiment sympa : gothique, bourré de références geek et d’humour… Bref, je ne peux que recommander 😉

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« Creuse la mort » de Paul Clément

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« Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ? Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond. C’est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ? »

Ma seconde lecture de Paul Clément et 1ère lecture pour le New Year book challenge / Janvier : Découvre ou redécouvre un genre littéraire que tu n’as pas l’habitude de lire. Alors c’est sûr qu’avec ce choix de livre, je sors clairement de ma zone de confort. Je suis bien trop réceptive à mes lectures pour lire des thrillers horrifiques… une vraie flippette du genre à faire un bond pour aller au lit parce qu’on sait jamais ce qui pourrait m’attraper les chevilles !!! Bref, cette lecture a fait clairement le job et surtout la première partie. Comme pour « Les décharnés », Paul Clément ne fait pas dans la fioriture et nous plonge directement dans l’intrigue. Dés la première page, on découvre avec Frédéric une fosse creusée dans son jardin… et l’horreur commence. Il rebouche cette fausse, de nouvelles sont creusées durant la nuit et ainsi de suite. Cela va devenir une véritable obsession pour lui et complètement bouleverser sa vie, son boulot, son couple. Le début du roman pose beaucoup de questions très intéressantes : le sens de la vie et notamment les sacrifices quotidiens consentis pour garantir un confort matériel à sa famille (l’analogie entre le bureau et la fosse est top), la limite entre la lucidité et la folie, le déni pour se protéger de l’horreur devenant réalité… A ce propos, le comportement de l’épouse de Frédéric peut parfois paraître exaspérant (elle banalise et minimise ce qui se passe, ne comprend pas le comportement de son mari), mais nous réagirions certainement comme elle dans la « vraie vie ». Pour la seconde partie du roman, c’est à dire quand on commence ENFIN à comprendre ce qui se passe, je dois dire que je n’avais clairement pas vu venir le truc mais alors pas du tout !!! Bref, une très bonne lecture, j’ai littéralement dévoré ce roman. Je le répète ici mais pour de l’autoédition c’est vraiment du trèèèès trèèèès bon boulot (mention spéciale pour la couverture). Je pense vite enchaîner avec la saga « Les orphelins de Windrasor » du même auteur 😉

PS : 100ème article sur le blog 🙂 yyyyéééééé !!!

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« La véritable histoire de Noël » de Marko Leino

couv49262969 « Au cœur de la Laponie, pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël.
Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement au cœur de cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes. »

Alors oui, j’ai cédé, acheté et dévoré ce court roman qu’on a vu un peu partout sur la blogo, booktube… C’est sûr que le concept du livre « calendrier de l’Avent » est génial (fallait y penser quand même !!! Chapeau Marko !!!). Bon, pour ma part, je n’ai absolument pas respecter le chapitre par jour mais je retenterai certainement l’expérience un prochain Noël 🙂 Et puis, c’est un livre noëlique sans romance, ouf !!! Alors, je n’ai rien contre les romances mais ce n’est clairement pas mon genre littéraire de prédilection. Bref, pour en revenir au roman lui même, l’histoire est vraiment trèèèès belle. J’ai relevé quelques maladresses (peut être dans la traduction ?!) concernant le champ lexical (ouhlala véritable réminiscence de mon Bac L…), les propos et la façon de parler des enfants. Alors, je n’ai plus d’exemple précis en tête mais le vocabulaire utilisé, la tournure de phrase… m’ont semblé très/trop « adulte » pour des enfants si jeunes (Nicolas a seulement 5 ans en début de roman). Ouiiiiii, ça vaaaa, je sais je sais… je chipote un peu parce que cela ne gâche absolument rien au plaisir de suivre le fabuleux parcours de Nicolas. J’ai quand même eu de la peine pour ce personnage à l’histoire dramatique qui va rester quelque part prisonnier de son passé, veiller à ne pas trop se lier aux autres par peur de souffrir… et qui en même temps va vouer toute sa vie à apporter de la joie aux personnes autour de lui !!! Bref, une lecture que je ne peux que recommander à toutes personnes en recherche d’un peu de magie sur papier 🙂