Je bouquine

« Re-vive l’empereur » de Romain Puértolas

couv46120900 » Maintenu en parfait état de conservation par les eaux glaciales de la mer du Nord, repêché par un chalutier, puis décongelé, Napoléon Bonaparte revient à la vie au moment des attentats djihadistes de Paris, juste à temps pour sauver le monde… »

Romain Puértolas est l’auteur de « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa ». Un premier roman complètement délirant et surprenant que j’avais eu la chance de faire dédicacer (ce mec est vraiiiiment sympa !!!). Depuis, j’ai également lu « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel » roman plus sérieux que je ne peux que recommander. Je le retrouve ici avec beaucoup de plaisir pour une histoire complètement folle avec Napoléon comme héros principal qui part lutter contre les djihadistes (fallait oser). Ce qui est assez jouissif dans cette lecture c’est qu’il est tout à fait impossible de deviner ce qu’il va bien pouvoir se passer. L’auteur ne s’embarrasse pas de détails limitants et n’a que faire du réalisme. On sent qu’il s’est éclaté en écrivant cette histoire et nous transmet son bel enthousiasme. Son style d’écriture est simple et rythmé. Bref, j’ai dévoré et adoré ce roman 🙂

Je bouquine

« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » d’Anna Gavalda

couv51977992« Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences. »

Je continue dans la série des Anna Gavalda !!! Ils ont toute la collec dans ma biblio donc j’en prends un à chaque fois que je fais « le plein » de livres (ou de ma drogue dure selon certains…). Je pense que toutes les personnes qui lisent beaucoup ont ce genre de fixette où il nous faut lire tous les livres d’un auteur sans exception !!! Ouiiii bon d’accord, je m’adresse surtout aux gros tarés du ciboulot comme moi qui s’enquillent des livres et des livres comme des possédés… (si vous me lisez… ne guérissez jamais de cette fabuleuse maladie 🙂 ). Ce qui est bien avec la Anna Gavalda c’est que ça se lit vite et facilement. Même les sujets plus sérieux sont traités avec une certaine simplicité et légèreté. Bref, ce recueil de nouvelles (sa première publication) est pas mal du tout pour passer un moment de lecture sympa !!!

Je bouquine

« Nuits blanches à Edendale » de Micky le Saux

couv70760209« Un ami me demandait pourquoi les Noirs sud-africains n’avaient pas massacré tous les Blancs quand Mandela avait pris le pouvoir. C’est vrai que les mouvements antiapartheid avaient publié tant d’images de brutalités, de massacres perpétrés par les Blancs, que l’on pouvait se poser la question. Or pendant ces trois années passées à Pietermaritzburg, dans le Natal, dans un hôpital noir, je n’ai jamais senti de haine entre les Noirs et les Blancs. Les jeunes sud-africains blancs que j’ai côtoyés tous les jours ne méritaient pas l’opprobre mondial attaché aux actions de leurs parents. C’est cette vérité que j’ai voulu rétablir. C’est enfin le témoignage sur la vie quotidienne d’une famille française dans le Natal pendant cette période cruciale de la fin de l’apartheid. »

J’ai emprunté ce petit livre à la biblio car… l’auteur vit prêt de chez moi. Et ouiiii, j’aime l’idée de voisiner avec des gens qui ont leur nom imprimé sur du papier glacé (c’est quand même la classe !!!). Cette chère Micky nous raconte en 118 pages les quelques années où elle a vécu avec sa famille dans le Natal à la fin de l’apartheid. Médecin comme son mari, elle nous fait entre autre part de leur quotidien professionnel au sein d’un hôpital : blessés durant les affrontements armés, le manque de moyens, l’insécurité… Elle ne tombe jamais dans le pathos mais relate des faits avec une certaine distance mais non dépourvue de subjectivité. Elle est médecin et non écrivaine ce qui se ressent dans l’écriture. Ce témoignage n’en reste pas moins intéressant pour en apprendre plus sur cette période charnière pour l’Afrique du Sud. J’avoue être complètement larguée sur le sujet… de nouvelles idées de lectures peut-être 😉 .

Je bouquine

« Iroquois » de Patrick Prugne

couv10254300« Une fois arrivés au camp des Hurons, les dés sont jetés, nous ne pourrons plus faire demi-tour. Quant à savoir ce nous allons trouver en Iroquoisie, je n’en sais fichtre rien !… »

« En 1608, Québec n’est qu’un nom griffonné sur une vague carte d’Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d’âmes s’apprêtent à passer leur premier hiver. La France d’Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages. Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n’envisage nullement l’installation d’une colonie. Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n’aura alors de cesse de défendre « son » Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes et Français. »

C’est ma quatrième lecture de cet auteur et que dire de plus à part que son travail est juste magnifique !!! Comme dans les trois autres que j’ai déjà lu, cette bd nous embarque à la l’époque de la colonisation des terres amérindiennes par les différentes puissances européennes. Tirée d’une histoire vraie, on suit ici un épisode important des aventures de Samuel de Champlain, explorateur français et fondateur de Québec. On comprend vite que ce bonhomme est un colonisateur doublé d’un redoutable stratège. Il va utiliser les conflits entre les différentes tribus amérindiennes, et jouer de ses alliances avec l’une d’entre elles pour asseoir la domination française sur le territoire. Au-delà de l’histoire, certes intéressante, c’est surtout les dessins qui valent vraiment mais alors vraiiiiment le détour !!! Car… c’est juste superbe !!! Le mec est vraiment un pro de l’aquarelle, son travail est TROP BEAU !!! Bref, j’adore et je recommande !!!

Je bouquine

« Les dieux voyagent toujours incognito » de Laurent Gounelle

couv18524735.gif« Imaginez. Un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demande… pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre vie et pourtant… à bien des égards, elle est plus excitante qu’auparavant ! Mais peu à peu, le doute s’installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme qui s’est immiscé dans votre existence ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont ces personnages énigmatiques dans son entourage ? Les découvertes que vous faites n’ont rien pour vous rassurer. »

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir cet auteur dont les livres (mi-romans, mi-livres de développement personnel) apparaissent souvent dans la catégorie « Le livre qui a changé ma vie ». N’ayant pas trouvé « L’homme qui voulait être heureux » qui est un peu son livre de référence, j’ai tenté ma chance avec celui-ci. Et, effectivement, lire Gounelle c’est apprendre des choses sur soi. Dans ce roman, il nous amène à nous poser des questions sur la confiance en soi et sa résonance sur nos vies (dans nos relations amoureuses, familiales, notre travail, avec nos amis, notre entourage, avec nous même…). L’histoire en elle même est originale : un jeune mec décide de se suicider mais il est stoppé dans son élan par un inconnu. Celui-ci lui sauve la vie en échange de quoi il s’engage à faire tout ce que cet homme lui ordonnera de faire. Et, cela va littéralement changer sa vie. Le bouquin est pas mal et la lecture agréable. Seul bémol, je trouve la fin un peu trop facile pour être crédible même si cela permet à l’auteur d’engager d’autres réflexions…

Je fais gnasse

« Logan » de James Malgold

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« Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui. »

Premier ciné depuis fort fort longtemps !!! Mais… comment résister à l’envie de voir sur grand écran le magnifique Logan alias Wolverine !!! Donc, on laisse Pticha en garde à une mamie aux anges et on file le sourire aux lèvres pour plus de 2h de bonheur !!! Car ouiii, je suis une fan inconditionnelle des Xmen (découverts dans mes jeunes années avec l’adaptation du comics en dessin animé… en 1992…). Depuis, il y a eu pas mal de films mais la première trilogie reste pour moi le must du must. Je trouve que « Logan » est un peu dans le même délire. Et, ce film est juste génial !!! Hugh Jackman envoie du bois, il incarne tellllleeeeement bien le personnage… « Logan » devrait être le dernier film sur ce personnage et c’est une réussite totale, un beau final… Que dire de plus ?! ah oui !!! En toute objectivité bien sûr, je trouve que le prénom de la gamine est un choix pertinent et tout à fait judicieux que je prends pour une dédicace toute personnelle pour moi même 😉 . La bande annonce est également une vraie réussite et une bonne mise en bouche !!! Je défie quiconque de la regarder et de ne pas filer voir le film !!!

Je bouquine

« Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal

couv6723038« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Ce livre était dans ma « wish list » depuis trèèèès longtemps. J’avais découvert l’auteur dans LGL et le François Busnel avait si bien vendu son livre avec son enthousiasme habituel… impossible de résister… j’étais foutue d’avance. Et, j’ai enfin mis la main dessus dans ma bibliothèque !!! Vu le sujet du livre, j’avais un peu peur des larmes et émotions à venir durant ma lecture et bien c’est là que cette chère Maylis est vraiment balaise car on ne tombe jamais dans le pathos excessif et inutile !!! Le livre commence avec la mort de Simon, jeune homme qui bouffe la vie, amoureux de sa Juliette, une petite sœur et des parents qui l’aiment, des amis partageant sa passion du surf. Durant 24 heures, on découvre alors tout ce qui va découler de cet horrible évènement pour ses proches et les professionnels de santé qui l’entourent… jusqu’à la transplantation de son cœur. Cette histoire est tellement mais tellement bien écrite !!! Ce livre amène vraiment une belle réflexion sur la vie et la mort. De plus, l’auteur a fait un sacré boulot de recherches sur le don d’organes et on apprend beaucoup de choses sur le sujet.  Car, si nous sommes tous des receveurs potentiels il en va de même dans l’autre sens !!!

ps : pour ceux qui le souhaitent, il est possible de se procurer une carte de donneur pour l’avoir toujours sur soi (j’ai la mienne depuis 2008 🙂 ) ou, pour le cas contraire, de s’inscrire sur le registre national des refus de dons d’organes. L’important étant de s’assurer que sa volonté sera respecter et de faciliter les choses pour ses proches en cas de nécessité.