Je fais gnasse

« Logan » de James Malgold

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« Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui. »

Premier ciné depuis fort fort longtemps !!! Mais… comment résister à l’envie de voir sur grand écran le magnifique Logan alias Wolverine !!! Donc, on laisse Pticha en garde à une mamie aux anges et on file le sourire aux lèvres pour plus de 2h de bonheur !!! Car ouiii, je suis une fan inconditionnelle des Xmen (découverts dans mes jeunes années avec l’adaptation du comics en dessin animé… en 1992…). Depuis, il y a eu pas mal de films mais la première trilogie reste pour moi le must du must. Je trouve que « Logan » est un peu dans le même délire. Et, ce film est juste génial !!! Hugh Jackman envoie du bois, il incarne tellllleeeeement bien le personnage… « Logan » devrait être le dernier film sur ce personnage et c’est une réussite totale, un beau final… Que dire de plus ?! ah oui !!! En toute objectivité bien sûr, je trouve que le prénom de la gamine est un choix pertinent et tout à fait judicieux que je prends pour une dédicace toute personnelle pour moi même 😉 . La bande annonce est également une vraie réussite et une bonne mise en bouche !!! Je défie quiconque de la regarder et de ne pas filer voir le film !!!

Je cogite·Je fais gnasse

« Terriens (Earthlings)  » de Shaun Monson

affiche-earthlings Attention ce film documentaire pourrait définitivement changer votre façon de voir votre assiette et s’adresse à un public averti !!!

Fruit de 5 ans de travail, il nous montre (images à l’appui) le traitement des animaux destinés à la domesticité, à notre nourriture, notre habillement, nos divertissements et nos recherches scientifiques. J’insiste bien sur le « nos » car il s’agit bien de « nos » agissements et de ce que l’homme fait subir à d’autres espèces.

Loin de moi l’idée de juger qui que se soit mais il me semble important de s’informer sur l’envers du décor de l’industrie agroalimentaire et du monde consumériste dans lequel on vit. Ce film a été décrié par beaucoup comme étant un vrai plaidoyer vegan avec toutes ces images choquantes et violentes… quand bien même, ça ne change rien au problème et il n’en dénonce pas moins une réalité !!! Ce film est donc à voir pour plusieurs raisons : arrêter de jouer les autruches, se poser de vraies questions sur la place et le traitement des animaux dans nos vies et sociétés modernes, évoluer (ou pas) dans notre façon de manger et de consommer…  Bref, ce film a le mérite de faire cogiter. Petite précision avant tout visionnage : mouchoirs indispensables à toute personne dotée de sensibilité !!!

Gandhi disait qu’on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux… et bien on est pas dans la merde !!!

PS : pour être plus complet, le film aurait pu évoquer le problème de la laine et de la pratique du mulesing

Je fais gnasse

« Imperium » de Daniel Ragussis

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« L’histoire d’un agent du FBI, Nate Foster (Daniel Radcliffe), qui infiltre un groupe de suprématistes néo-nazis pour empêcher un attentat. Un film inspiré de faits réels d’après le témoignage de l’ancien agent du FBI Michael German. »

Ce film vaut le détour. D’abord parce qu’on retrouve ce cher Daniel (qui est décidément pas mal comme acteur et dans ses choix de films) et la géniale Toni Collette (dont la trop courte série « United States of Tara » est une de mes incontournables). Mais aussi parce qu’il traite du terrorisme néo-nazi, carrément occulté ces dernières années par les médias au profit de l’islamisme radical, mais qui n’a pas pour autant disparu loin s’en faut. Le sujet est donc pas mal. Ce film rappelle évidemment « American History X » ou encore « La vague ». Mais, on comprend ici les difficultés d’être un infiltré : s’intégrer dans ce groupe de gros tarés, voir la personne derrière les idées nauséabondes pour tisser une relation de confiance puis la trahir d’une certaine manière. Cet aspect là aurait pu être traité de façon plus approfondie selon moi mais ce n’est pas bien grave, le film fait bien son job pour une soirée tranquillou sur le canapé !!

Je fais gnasse

« The young Pope » de Paolo Sorrentino

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« L’ascension de Pie XIII, né Lenny Belardo, le premier Pape américain de l’Histoire. Cet homme au pouvoir immense est doté d’une personnalité complexe et contradictoire. D’un conservatisme fleurant l’obscurantisme le plus archaïque, il se révèle pourtant éperdu de compassion envers les plus pauvres et les plus faibles. Et malgré les trahisons de son entourage et sa peur de l’abandon, y compris de son propre Dieu, il n’hésitera pas à se battre avec la plus grande ferveur, en franchissant plus d’une fois les limites édictées par les pauvres mortels. »

Je fais gnasse

« Bronson » de Nicolas Winding Refn

bronson« Michael Gordon Peterson a 19 ans. Il cherche à devenir célèbre et à faire la Une des journaux. Pour cela, il braque un bureau de poste. Rapidement interpellé, il est condamné à 7 ans de prison où il se fait vite remarquer pour sa violence. Après un passage en hôpital psychiatrique, où il tente de tuer un autre patient, il est renvoyé en prison et transféré dans différents établissements. La presse parle de lui comme du «prisonnier le plus coûteux du Royaume-Uni». Enfin libéré, il se lance dans les matches de boxe clandestins sous le nom de Charles Bronson. Suite à un autre braquage, il repart vite en prison. A ce jour, il a passé 34 années de sa vie en prison, dont 30 en isolement. »

Alors oui, je le confesse… j’ai regardé ce film en trèèèès grande partie pour le génialissime Tom Hardy. J’adore cet acteur caméléon qui nous livre ici une performance exceptionnelle. Car, au delà de la transformation physique nécessaire pour camper le rôle de Branson (qui n’a rien d’un poids plume), son jeu est juste dément !! Pas facile d’incarner un bonhomme pareil dont l’histoire est finalement assez simple : arrêté pour vols, il passe une grande partie de sa vie en prison et plus précisément en isolement pour cause de violence. J’étais curieuse de voir comment allait être traité ce personnage hors norme. Et, je ne suis pas déçue, la réalisation est vraiment top !! Ce film ne plaira pas à tout le monde loin s’en faut mais il vaut le détour pour tous les amateurs de cinéma un peu déjanté.

Je cogite·Je fais gnasse

« Captain Fantastic » de Matt Ross

captain_fantastic« Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris. »

J’ai adoré ce film !!!! Alors oui, je suis une « écolo » et objectrice de croissance convaincue mais ce film devrait plaire à une multitude de personnes. Tout commence dans une forêt où vivent en quasi autarcie un père et ses 6 gamins. La mère est alors hospitalisée. On y découvre leur mode de vie à la Into the wild version famille nombreuse. La fratrie suit un enseignement élaboré par le père : des lectures en tout genre (politique, science, langues étrangères…), un entrainement physique (allant du yoga à l’escalade), l’acquisition de compétences pratiques (chasser, allumer un feu, jardiner…) et la construction d’un sens critique très aiguisé ! Une vraie troupe de surdoués qui lit tranquillement le soir autour du feu pour finir par se faire un boeuf, car oui chacun d’entre eux sait jouer d’un instrument de musique ! Cette vie va basculer avec le décès de la mère et, avec les obsèques de celle-ci, le contact avec l’extérieur. Ce film pose pas mal de questions assez fondamentales et font échos au besoin qui se fait de plus en plus sentir d’un retour à la nature, d’une vie plus simple, de la nécessité d’éveiller notre conscience politique… mais jusqu’où aller ? Comment trouver le juste milieu dans nos choix de vie surtout quand ils impactent nos enfants ? Car là est toute la difficulté : vivre en harmonie avec ses idées dans une société occidentale telle que la notre.

Je fais gnasse

« Que ma joie demeure » d’Alexandre Astier

que-ma-joie-demeure« Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise. Encore là où on l’attend le moins. Après Kaamelott, Alexandre Astier joue les Kapellmeister. Maître de musique, claveciniste ou joueur de viole de gambe, l’acteur devient Jean-Sébastien Bach. Génie absolu de la musique baroque, pasteur protestant, organiste, le compositeur signe au XVIIIe siècle mille chefs d’oeuvre, préludes et passions, fugues et variations. Herr J. S. Bach donne enfin en 2012 une master class. « Introduction au contrepoint fleuri et rigoureux », avec illustrations sonores et extraits live. Lui le « cantor de Leipzig » reçoit ses élèves dans son appartement de Saint-Thomas. Exposé sur l’harmonie tonale, mais il peut déraper. Et Bach grogne, vocifère contre Dieu. Le musicien et ses épouses ont perdu dix de leurs vingt enfants. L’homme en deuil offre pourtant à Dieu des messes et des cantates inouïes de beauté et de dévotion. Hommage savoureux et déglingué à J.S.B., Que ma joie demeure ! décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur. »

Quel talent… non mais quel talent ce Astier !! Je le savais musicien et mélomane mais il donne ici toute la mesure et l’expression de sa passion. Il confirme (si c’était encore nécessaire) son talent d’écriture et d’interprète, seul sur scène avec un décor simple et quelques accessoires. Dans cette pièce, il campe donc le personnage de Bach qui fait la classe, joue de la musique, compose, boit pas mal aussi car là est le problème : un mal ronge ce cher Jean-Sébastien qui vient alors d’enterrer son petit dernier et accuse le coup. Un tout autre registre que la série Kaamelott mais on retrouve la patte inimitable d’Astier : son humour corrosif, des mots et expressions, son jeu d’acteur bien à lui, les intonations qu’il met et… le petit frichti, le saucisson qui sèche, le cour sur comment faire un sandwich sans que rien ne dépasse. J’ai passé un très très bon moment et retrouvé avec moult plaisir Alexandre Astier que j’adore littéralement et définitivement !