Je bouquine

« Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal

couv6723038« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Ce livre était dans ma « wish list » depuis trèèèès longtemps. J’avais découvert l’auteur dans LGL et le François Busnel avait si bien vendu son livre avec son enthousiasme habituel… impossible de résister… j’étais foutue d’avance. Et, j’ai enfin mis la main dessus dans ma bibliothèque !!! Vu le sujet du livre, j’avais un peu peur des larmes et émotions à venir durant ma lecture et bien c’est là que cette chère Maylis est vraiment balaise car on ne tombe jamais dans le pathos excessif et inutile !!! Le livre commence avec la mort de Simon, jeune homme qui bouffe la vie, amoureux de sa Juliette, une petite sœur et des parents qui l’aiment, des amis partageant sa passion du surf. Durant 24 heures, on découvre alors tout ce qui va découler de cet horrible évènement pour ses proches et les professionnels de santé qui l’entourent… jusqu’à la transplantation de son cœur. Cette histoire est tellement mais tellement bien écrite !!! Ce livre amène vraiment une belle réflexion sur la vie et la mort. De plus, l’auteur a fait un sacré boulot de recherches sur le don d’organes et on apprend beaucoup de choses sur le sujet.  Car, si nous sommes tous des receveurs potentiels il en va de même dans l’autre sens !!!

ps : pour ceux qui le souhaitent, il est possible de se procurer une carte de donneur pour l’avoir toujours sur soi (j’ai la mienne depuis 2008 🙂 ) ou, pour le cas contraire, de s’inscrire sur le registre national des refus de dons d’organes. L’important étant de s’assurer que sa volonté sera respecter et de faciliter les choses pour ses proches en cas de nécessité.

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2 réflexions au sujet de « « Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal »

  1. Hé hé il me semblait bien que tu avais écrit au sujet de ce livre alors je suis revenue lire ton avis. Ali vient d’en parler dans son émission « Grand bien vous fasse » sur France Inter, sur le thème « Ces livres qui vous rendent optimistes ». Si jamais tu ne l’as pas emprunté à la biblio, et que tu l’as tjs sous le coude, je postule pour un prêt estival!

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