Je fais gnasse

« Que ma joie demeure » d’Alexandre Astier

que-ma-joie-demeure« Ce cours est ouvert à tous, et aucune connaissance musicale n’est requise. Encore là où on l’attend le moins. Après Kaamelott, Alexandre Astier joue les Kapellmeister. Maître de musique, claveciniste ou joueur de viole de gambe, l’acteur devient Jean-Sébastien Bach. Génie absolu de la musique baroque, pasteur protestant, organiste, le compositeur signe au XVIIIe siècle mille chefs d’oeuvre, préludes et passions, fugues et variations. Herr J. S. Bach donne enfin en 2012 une master class. « Introduction au contrepoint fleuri et rigoureux », avec illustrations sonores et extraits live. Lui le « cantor de Leipzig » reçoit ses élèves dans son appartement de Saint-Thomas. Exposé sur l’harmonie tonale, mais il peut déraper. Et Bach grogne, vocifère contre Dieu. Le musicien et ses épouses ont perdu dix de leurs vingt enfants. L’homme en deuil offre pourtant à Dieu des messes et des cantates inouïes de beauté et de dévotion. Hommage savoureux et déglingué à J.S.B., Que ma joie demeure ! décortique gaiement la musique de Bach comme on ouvre un capot de bagnole pour comprendre un moteur. »

Quel talent… non mais quel talent ce Astier !! Je le savais musicien et mélomane mais il donne ici toute la mesure et l’expression de sa passion. Il confirme (si c’était encore nécessaire) son talent d’écriture et d’interprète, seul sur scène avec un décor simple et quelques accessoires. Dans cette pièce, il campe donc le personnage de Bach qui fait la classe, joue de la musique, compose, boit pas mal aussi car là est le problème : un mal ronge ce cher Jean-Sébastien qui vient alors d’enterrer son petit dernier et accuse le coup. Un tout autre registre que la série Kaamelott mais on retrouve la patte inimitable d’Astier : son humour corrosif, des mots et expressions, son jeu d’acteur bien à lui, les intonations qu’il met et… le petit frichti, le saucisson qui sèche, le cour sur comment faire un sandwich sans que rien ne dépasse. J’ai passé un très très bon moment et retrouvé avec moult plaisir Alexandre Astier que j’adore littéralement et définitivement !

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2 réflexions au sujet de « « Que ma joie demeure » d’Alexandre Astier »

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